Frédéric Mistral est un écrivain et un lexicographe français de langue provençale (occitane), né le 8 septembre 1830 à Maillane (Bouches-du-Rhône), où il est mort le 25 mars 1914 et inhumé. Mistral fut membre fondateur du Félibrige, membre de l'Académie de Marseille et, en 1904, Prix Nobel de littérature.
Son nom en provençal est Frederi Mistral (/Mistrau) selon la norme mistralienne ou Frederic Mistral (/Mistrau) selon la norme classique.
Oeuvre de Frédéric Mistral publié en 1859, long poème en Provençal, en vers et en douze chants, raconte les amours contrariées de Vincent et Mireille, deux jeunes provençaux de conditions sociales différentes. Le nom Mireille, Mirèio en provençal, est un doublet du mot meraviho qui signifie merveille. Mistral trouve ici l'occasion de proposer sa langue mais aussi de faire partager la culture d'une région.
"Mireille, jeune fille à marier d'un propriétaire terrien provençal tombe amoureuse de Vincent, un pauvre vannier qui répond à ses sentiments. Après avoir repoussé trois riches prétendants, Mireille, désespérée par le refus de ses parents de la laisser épouser Vincent, court aux Saintes-Maries-de-la-Mer afin de prier les patronnes de la Provence de fléchir ceux-ci. Mais ayant oublié de se munir d'un chapeau, elle est victime d'une insolation en arrivant au but de son voyage et meurt dans les bras de Vincent sous le regard de ses parents."
La maison de Mireille
Au coeur du vieux pays, pas bien loin de Bonnieux,
Il est une maison qui fleure bon le thym,
Le romarin, la sauge. De la lavande bleue
Pousse en grosses brassées tout au fond du jardin.
C’est un très vieux mas roux cerné par les cigales
Dont le chant cliquetant pétille de soleil.
Elle est vraiment typique, elle est si Provençale
Qu’on l’appelle toujours : « La maison de Mireille ».
Elle est très isolée dans son décor champêtre
Explosant en été de milliers de couleurs ;
Des rideaux en boutis encadrent ses fenêtres
Presqu’obturées parfois par des brassées de fleurs.
On a peint les volets d’un bleu très soutenu
Dont on dit par ici qu’il écarte les mouches,
Et sur l’ocre déteint des murs un peu chenus
Cet azur effronté vous semble presque louche !
Vette de Fonclare